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Bureaux Lille - Vente de l'ex Consulat de Belgique

Bureaux Lille - Vente de l'ex Consulat de Belgique
l’État belge a confié au cabinet Tostain Laffineur la mission d’organiser l’appel d’offres pour trouver un acquéreur, si possible sensible à la préservation du patrimoine.


Article La Voix du Nord  | Publié le 02/01/2017

Délaissé par l’État belge pour des raisons économiques, le superbe édifice de la rue du Maréchal-de-Lattre-de- Tassigny va connaître une deuxième jeunesse. La société Cape Nord, qui l’a acquis pour moins de 3M €, va y installer des bureaux et des logements, en gardant le bâti intact.

« L’affaire s’est conclue au flair, au bluff même. » Fabrice Szyj esquisse un sourire malicieux. Mettre la main sur l’ancien consulat de Belgique, pour lequel une bonne soixantaine de prétendants s’était manifestée, supposait une certaine dose d’habileté. Ça tombe bien, le cogérant de la société Cape Nord avait ça en magasin. Après avoir attendu 11 h 58 pour déposer l’offre (avant midi, vous l’aviez deviné), un jour de juillet 2016, le dirigeant tente un joli coup de poker. Alors que le prix de départ fixé dans l’appel d’offres par l’État belge est de 2,6 M€, Cape Nord met la barre à 2,859 M€. « On se doutait qu’un concurrent pourrait aller jusqu’à 2,8 M €, mais on a ajouté 59 000 €, en référence à notre département d’origine ! » Et voilà comment on emporte un marché de haut vol, « exceptionnel non pas en raison de la volumétrie, mais de l’histoire du lieu et de la vision architecturale ».

Née voici tout juste dix ans, Cape Nord acquiert et transforme environ quinze immeubles par an, en très grande majorité à Lille et toujours pour des opérations de prestige. Tel sera du reste le cas pour la magnifique bâtisse située au 10-8 de la rue De-Lattre-de-Tassigny, signée par l’architecte Georges Dehaudt, en 1902. « En aucun cas le bâtiment ne sera dénaturé », rassure Fabrice Szyj, habitué à discuter avec la ville pour traiter des projets sensibles, comme le clos du Molinel et sa façade du XVIIIe siècle. Pas question par exemple de toucher aux superbes vitraux dessinés par Ernest Haussaire. 

« Pas question de toucher aux superbes vitraux dessinés par Ernest Haussaire. »

Les quelque 1 000 mètres carrés de l’ancien consulat belge seront répartis entre des bureaux (sur les deux premiers niveaux) et sept ou huit appartements, de type 2 ou 3, sous la houlette de Stéphane Vasseur, cogérant de Cape Nord. L’ancienne chambre de commerce franco-belge, située au numéro 8, sera elle aussi reconfigurée en bureaux. Pour quel type de clientèle ? Chargée de la commercialisation, la société Tostain Laffineur ne s’interdit aucune hypothèse : restaurant haut de gamme, cabinet d’avocats, locations événementielles... Tout reste ouvert, à une « nuance » près : Cape Nord est déjà candidat pour installer là... ses propres bureaux dans une partie du patrimoine.

Une longue histoire

Installé depuis 1948 au no10 de la rue du Maréchal-de Lattre-de-Tassigny, le consulat de Belgique a fermé ses portes le 26 juin 2015, par mesure d’économie. Cette décision faisait suite au départ de la chambre de commerce franco-belge, sise elle au no8. Au début 2016, l’État belge a confié au cabinet Tostain Laffineur la mission d’organiser l’appel d’offres pour trouver un acquéreur, si possible sensible à la préservation du patrimoine local. Contrat rempli.